Les
premières traces de présence humaine sont datées
des époques les plus reculées de la préhistoire.
Elles se concentrent sur les terrasses de l'Hers et du Touyre où
paraissent avoir vécu des groupes clairsemés de chasseurs.
Ce n'est qu'à la fin de l'immense période du paléolithique
que ces peuplades ont pénétré dans les grottes
pyrénéennes dont on connaît les magnifiques
peintures pariétales. Jusque là, il semble que l'homme
a préféré le piémont.
En
effet, par longs cycles, la montagne s'est presque entièrement
recouverte de glaciers, et les terrains de chasse se situaient plus
bas, sur des surfaces alluviales encore perchées à
60 mètres au dessus du niveau actuel. C'est sous des limons
recouvrant des couches de cailloutis, qu'on été trouvés
des outils de pierre vieux de plus de 100 000 ans. Il s'agit d'assez
nombreux quartzites taillés, découverts aux Chaubets,
non loin de Dreuilhe, à Mirepoix, et surtout à la
ferme de Rada sur la commune de Tourtrol où ces outils formaient
une sorte de petit dôme. Naturellement, tout laisse imaginer
une présence très disséminée et un habitat
itinérant. Ce n'est que bien plus tard, que la région
a réellement été peuplée.
C'est
au troisième millénaire, à l'époque
dite du néolithique, alors que le climat s'est définitivement
réchauffé, après un " silence archéologique
" de près de 50 siècles, que s'installent de
nouvelles populations d'origines ibérique. Ces peuples ont
marqué leur établissement pae l'édification
de mégalithes, gros blocs de rochers dressés ou posés
en équilibre. Dans le canton, ou sa proximité a été
retrouvé l'un des 14 dolmens recensés en Ariège
ainsi que d'autres témoignages de la présence de ces
occupants. Il s'agit de quelques tombes à l'inhumation, l'une
dans un abri sous roche à Montranier sur la commune de Besset,
l'autre dans une sorte de cavité sépulcrale nommée
" Grotte des Enchantées " à Queille ; enfin
une troisième au village de Morenci près de Benaix
où furent ensevelis, près d'un mégalithe, une
femme parée d'un grand collier avec son enfant. C'est à
ce moment là qu'a pu s'opérer un début de sédentarisation
par l'agriculture dont les premières pratiques ont été
repérées par la datation de pollens de céréales
emprisonnés dans les tourbières du Vicdessos*.
Au
deuxième millénaire avant Jésus-Christ, les
outils en pierre polie sont peu à peu remplacés par
des objets en bronze. Ce métal était fabriqué
sur place grâce à de l'étain d'Espagne et du
cuivre pyrénéen comme en témoigne la fonderie
retrouvée à Carbon près de varilhes. Deux haches
à talon et à rebords de cette période ont été
découvertes aux deux extrémités du canton,
au Peyrat et à Mirepoix. Cette localisation tend à
prouver qu'à l'âge du bronze, à l'époque
dite protohistorique, un véritable peuplement a commencé.
Il est même possible que la langue de ces lointains occupants
soit à l'origine de quelques noms de lieux et de cours d'eau.
Ainsi des racines pré-indoeuropéennes se retrouvaient
dans les noms de l'Hers et du Touyre.
Le
texte est extrait du livre « HISTOIRE ET PATRIMOINE EN PAYS
DE MIREPOIX » par les Communautés de Communes de Mirepoix
et de la Vallée Moyenne de l'Hers. En vente à l'Office
de Tourisme de Mirepoix.
*
D'après les ouvrages de F. Taillefer, éminent spécialiste
des Pyrénées et du Sud Ouest.
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Un
peu floues, diluées par les siècles, ses origines
remonteraient aux Celtes ; la ville aurait, dit-on , été
anéantie par les barbares. Plus tard, revitalisée
par les commerces et les industries d'alors, quelques puissants
monastères s'installent et contribuent ainsi au rayonnement
de Mirepoix. Mais la ville est à nouveau détruite
en 1289 - par les eaux - lorsque le barrage de Puivert cède,
emmenant tout sur son passage. Reconstruite, mais cette fois de
l'autre côté de l'Hers, Mirepoix retrouve la prospérité,
pour être à nouveau mise à feu et à sac
par des bandes armées. On érige alors, au cours du
XIVème siècle, des murailles et quatre portes fortifiées.
La porte d'Aval (ci-contre - cours
Maréchal de Mirepoix), flanquée de ses deux meurtrières,
est la seule qui subsiste, fier témoin de ces temps révolus.
À l'intérieur de l'enceinte, des rues perpendiculaires
sont tracées autour de la place centrale, donnant ainsi à
Mirepoix le visage qu'on lui connaît aujourd'hui.
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