PRÉHISTOIRE           HISTOIRE

 

Par Jean CAZANAVE - Ancien maire de Mirepoix
PRÉHISTOIRE

Les premières traces de présence humaine sont datées des époques les plus reculées de la préhistoire. Elles se concentrent sur les terrasses de l'Hers et du Touyre où paraissent avoir vécu des groupes clairsemés de chasseurs. Ce n'est qu'à la fin de l'immense période du paléolithique que ces peuplades ont pénétré dans les grottes pyrénéennes dont on connaît les magnifiques peintures pariétales. Jusque là, il semble que l'homme a préféré le piémont.

En effet, par longs cycles, la montagne s'est presque entièrement recouverte de glaciers, et les terrains de chasse se situaient plus bas, sur des surfaces alluviales encore perchées à 60 mètres au dessus du niveau actuel. C'est sous des limons recouvrant des couches de cailloutis, qu'on été trouvés des outils de pierre vieux de plus de 100 000 ans. Il s'agit d'assez nombreux quartzites taillés, découverts aux Chaubets, non loin de Dreuilhe, à Mirepoix, et surtout à la ferme de Rada sur la commune de Tourtrol où ces outils formaient une sorte de petit dôme. Naturellement, tout laisse imaginer une présence très disséminée et un habitat itinérant. Ce n'est que bien plus tard, que la région a réellement été peuplée.

C'est au troisième millénaire, à l'époque dite du néolithique, alors que le climat s'est définitivement réchauffé, après un " silence archéologique " de près de 50 siècles, que s'installent de nouvelles populations d'origines ibérique. Ces peuples ont marqué leur établissement pae l'édification de mégalithes, gros blocs de rochers dressés ou posés en équilibre. Dans le canton, ou sa proximité a été retrouvé l'un des 14 dolmens recensés en Ariège ainsi que d'autres témoignages de la présence de ces occupants. Il s'agit de quelques tombes à l'inhumation, l'une dans un abri sous roche à Montranier sur la commune de Besset, l'autre dans une sorte de cavité sépulcrale nommée " Grotte des Enchantées " à Queille ; enfin une troisième au village de Morenci près de Benaix où furent ensevelis, près d'un mégalithe, une femme parée d'un grand collier avec son enfant. C'est à ce moment là qu'a pu s'opérer un début de sédentarisation par l'agriculture dont les premières pratiques ont été repérées par la datation de pollens de céréales emprisonnés dans les tourbières du Vicdessos*.

Au deuxième millénaire avant Jésus-Christ, les outils en pierre polie sont peu à peu remplacés par des objets en bronze. Ce métal était fabriqué sur place grâce à de l'étain d'Espagne et du cuivre pyrénéen comme en témoigne la fonderie retrouvée à Carbon près de varilhes. Deux haches à talon et à rebords de cette période ont été découvertes aux deux extrémités du canton, au Peyrat et à Mirepoix. Cette localisation tend à prouver qu'à l'âge du bronze, à l'époque dite protohistorique, un véritable peuplement a commencé. Il est même possible que la langue de ces lointains occupants soit à l'origine de quelques noms de lieux et de cours d'eau. Ainsi des racines pré-indoeuropéennes se retrouvaient dans les noms de l'Hers et du Touyre.

Le texte est extrait du livre « HISTOIRE ET PATRIMOINE EN PAYS DE MIREPOIX » par les Communautés de Communes de Mirepoix et de la Vallée Moyenne de l'Hers. En vente à l'Office de Tourisme de Mirepoix.

* D'après les ouvrages de F. Taillefer, éminent spécialiste des Pyrénées et du Sud Ouest.

HISTOIRE

Un peu floues, diluées par les siècles, ses origines remonteraient aux Celtes ; la ville aurait, dit-on , été anéantie par les barbares. Plus tard, revitalisée par les commerces et les industries d'alors, quelques puissants monastères s'installent et contribuent ainsi au rayonnement de Mirepoix. Mais la ville est à nouveau détruite en 1289 - par les eaux - lorsque le barrage de Puivert cède, emmenant tout sur son passage. Reconstruite, mais cette fois de l'autre côté de l'Hers, Mirepoix retrouve la prospérité, pour être à nouveau mise à feu et à sac par des bandes armées. On érige alors, au cours du XIVème siècle, des murailles et quatre portes fortifiées.
La porte d'Aval (ci-contre - cours Maréchal de Mirepoix), flanquée de ses deux meurtrières, est la seule qui subsiste, fier témoin de ces temps révolus. À l'intérieur de l'enceinte, des rues perpendiculaires sont tracées autour de la place centrale, donnant ainsi à Mirepoix le visage qu'on lui connaît aujourd'hui.

Retour en haut de la page